30 décembre 2007

Bonne année 2008 à vous et vos proches

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Nous sommes à quelques heures de la fin de l’année. Que peut-on en retenir ?

 

Une bonne rentrée littéraire de septembre, un livre – L’élégance du hérisson – qui est devenu populaire depuis plus d’un an, la fin de la série Harry Potter, un prix Renaudot étrange, …  Enfin bref !  Une année riche en évènements.

 

Si l’on devait sélectionner un unique évènement, une unique information, appelons-le comme on le souhaite, ce pourrait être le non-évènement de cette rentrée littéraire. En effet, point de Houellebecq, point de Littell, point de livres mastodonte qui écrase l’ensemble des romans.

 

Espérons que cela dure, espérons que les lecteurs soient continuellement au rendez-vous. Certains se laissent à penser que les Français, ayant un pouvoir d’achat – encore faudrait-il revoir la définition du pouvoir d’achat – amoindri, les lecteurs souhaitent acquérir et lire LE livre qui fera date. En littérature – comme dans d’autres domaines d’ailleurs – la diversité est positive et souhaitable.

 

L’important est que la littérature en sorte grandie et permette à chacune et a chacun d’être happé par le pouvoir de voyage et d’ouverture que l’écrit procure. Que ce soient des romans, de la poésie ou bien du théâtre.

 

Je vous présente mes meilleurs vœux à vous et vos proches pour cette nouvelle année.

 

Mathieu Dufain

22 décembre 2007

Joyeuse fête de Noël à tous

Les fêtes de fin d’année, et notamment la fête de Noël, sont toujours l’occasion à chacune et à chacun de retrouver sa famille, ses proches, des amis. Noël est maintenant depuis plusieurs dizaines d’années devenu un rendez-vous commercial important pour les commerçants, quelle que soit leurs tailles.

 

La tendance actuelle n’est plus d’offrir des objets fonctionnels mais d’offrir du rêve et de l’illusion. Un peu comme si les adultes retournaient dans un état d’enfance. Où sont donc passés les cadeaux de robots ménagers, les fers à repasser, les boites à outils, les centrales vapeurs, etc ….   Désormais, le rêve ce sont des consoles de jeux, des beaux-livres fortement illustrés, des coffrets en tout genre de détente et de voyage et des livres.

 

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Concernant les livres, on ne peut qu’applaudir à l’exploit réalisé par la série Harry Potter d’avoir permis à une génération de se mettre à lecture, on ne peut que se féliciter de la bonne rentrée littéraire de septembre, on ne peut qu’être satisfaits de l’augmentation des ventes de livres en octobre dernier. La littérature et les voyages, comme chacun le sait, sont source d’ouverture d’esprit, de tolérance et … de rêves.

 

Alors émettons à présent le souhait que la poésie retrouve les faveurs du public, que les nombreux romans soient lus et appréciés et donnent ou redonnent le goût de la lecture et de la littérature à tout un chacun.

 

Joyeuse fête de Noël à tous.

 

Mathieu Dufain

20 décembre 2007

Un homme est mort de froid en plein Paris

Un homme est mort sur la Place de la Concorde. Cela parait incroyable mais la mort de cet homme est indigne de la France tout comme les nombreuses morts de sans-abris qui se produisent depuis tant d’années.

 

La France est un pays riche mais elle est un pays qui s’égare. Ces priorités sont devenues différentes. Alors que les problèmes vitaux devraient être d’assurer les repas quotidiens et le logement, le pays s’égare dans des chamailleries puériles. Chacun et chacune jugera par lui-même.

 

Ne l’oublions pas, des hommes et des femmes meurent de froid dans notre pays.

 

 

Mathieu Dufain

17 décembre 2007

Les cultures ne s'opposent pas

Il y a quelques semaines, l’édition européenne du Times nous prédisait la fin de la culture française. Diable !  Quelle prophétie.

Mais étudions le problème dans un ordre cohérent. Tout d’abord la définition.

Pour le mot CULTURE, il peut exister des centaines – voire plus – de définition du mot. Contentons-nous de prendre la définition que nous donne l’UNESCO :

« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances.

Au plan individuel, la culture est l’ensemble des connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain.

Au plan collectif, la culture représente également l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., et les comportements collectifs tels que les manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société. »

Voilà ! Le mot CULTURE est posé. A présent, posons quelques questions que nous induit le journal Times et relevons quelques postulats :

  • La culture d’un pays ou d’un continent doit-elle être dominante ?
  • Les cultures diverses doivent-elles forcément s’opposer l’une à l’autre ?
  • La culture institutionnelle est une chose, la culture individuelle une autre.
  • Y a-t-il des cultures majoritaires et des cultures minoritaires ?

De tout cela, nous pouvons en extraire quelques conclusions :

Qu’un pays dont l’objectif est d’imposer sa culture est-il vraiment respectueux de la culture d’autrui ? Certes non, les cultures ne sont pas remplaçables les unes aux autres, chaque culture évolue, progressent, voire disparait.

Opposer une culture à une autre ne sert à rien. Quand Phillip Roth publie en France Un homme, personne ne pense que nous sommes envahis par la culture littéraire des Etats-Unis. Beaucoup pensent que c’est un livre magnifique.

L’article de Times a pour propos uniquement la culture institutionnelle. C’est oublier que des milliers de personnes écrivent des poèmes, rédigent des manuscrits, composent de la musique, mettent en scène des pièces de théatre, etc …  La culture est un tout et ce tout n’est rien sans les gens qui le font vivre.

Aucune culture n’est majoritaire ni minoritaire. Imaginons un instant que le monde ait été uniformisé dans sa culture. Et puis, là, au fond d’un pays dont l’endroit n’est connu que de peu de gens, un groupe d’hommes et de femmes danse différemment, écrit d’une certaine façon, enterre ses morts autrement, quoi de plus naturel que la nature humaine soit différente d’un point à autre.

Les cultures ne s’opposent pas, elles se complètent.

 

Mathieu DUFAIN

13 décembre 2007

Olivier Adam : quand l'écriture vous bouscule

2e6e13f3dd10191d4f705478948724de.jpgQui, désormais, n’a pas lu un roman d’Olivier Adam ? 
 

Ecrivain publié depuis l’année 2000, il construit une œuvre depuis six romans : Je vais bien ne t’en fais pas, A l’ouest, Poids léger, Passer l’hiver, Falaises, A l’abri de rien.

 

Décrivant une réalité sociale incontournable dans chacun de ses romans, Olivier Adam, au fil de ses écrits, trace la trame d’une désespérance et d’une espérance humaine dont les causes sont essentiellement sociales. Il y a rarement – voire jamais - des personnages riches et reflétants une joie de vivre normée. Il y a rarement des lieux superflus qui symbolisent la réussite sociale normée. Avec des personnages d’apparences tristes mais des personnages attachants, l’auteur décrit avec talent des sentiments simples et solitaires. La joie des personnages s’exprime toujours d’une façon intérieure. Point d’explosion de joie, aucun éclat de rire, pas d’amour extraverti, les pensées décrites par des mots simples par l’auteur suffisent pour cerner les personnages.

 

Les histoires et les personnages sont contemporains et bien ancré dans le présent. Beaucoup d’ouvrages traitent de la réalité sociale de notre époque et de notre pays. Mais ceux-ci le font sur le plan du documentaire, de l’essai voire du reportage journalistique. Olivier Adam a le mérite de traiter de cette réalité sociale sur le mode roman et cela permet d’y mettre de la force et de la simplicité.

 

Certaines critiques moquent l’auteur pour la brièveté de ces phrases, l’absence d’une certaine ponctuation, la tristesse de ces personnages, le malheur permanent qui les habiteraient. Peu importe. Olivier Adam a un style et un talent qu’il sait parfaitement maîtriser.

 

Comme l’auteur lui-même le dit, ce sont des situations romancées issues d’un vécu. Cela n’en donne que plus de force à ses romans troublants et pleins de réalité.


On ne sort jamais indemne après la lecture d’un livre d’Olivier Adam.


 

Mathieu Dufain

08 décembre 2007

Bienvenue à vous

Bienvenue à vous. Je suis heureux de vous accueillir sur cet espace de discussions et d'échanges. Le roman et la poésie sont le fil conducteur de cet espace. On dit souvent que les écrits permettent de cicatriser des plaies mal refermées, des plaies douloureuses. Certes. Mais la littérature permet avant tout d'écrire tous les romans, tous les contes, tous les poèmes avec toutes les histoires possibles. L'imagination peut créer beaucoup et sans limites. L'unique obstacle à la concrétisation de cette imagination est la réalité physique de la vie.

La littérature permet le recul et la passion mesurée. Cet espace de discussions et d'échanges vous permettra de connaitre mes ouvrages. Que ce soient les romans ou bien les recueils de poèmes.

Les nouvelles technologies permettent de grandes choses. Et notamment le fait de pouvoir faire connaitre ce que l'on fait, ce que l'on écrit, ce que l'on pense. Tant pour soi-même que pour autrui. La critique ne pouvant être que constructive. Internet fait donc parti de ces outils des nouvelles technologies qui permettent la libre discussion dans le respect de chacun.

Cet espace est présent pour cette raison. En espérant qu'il permettra à chacune et à chacun de répondre à vos attentes et à vos questionnements.


Mathieu DUFAIN

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