06 février 2008
La réforme du Goncourt : effet domino ?
L'Académie Goncourt est ainsi la première institution des prix littéraires à se réformer : accession d'office à l'honorariat à partir de 80 ans, incompatibilité entre une fonction à l'Académie Goncourt et toute fonction rémunérée chez un éditeur et encadrement des absences. Trois modifications qui, espérons-le, feront bouger les choses et le ressenti du prix Goncourt.
Mais cette réforme fera-telle évoluer les autres prix ?
Là est la question. L'Académie Française, le Renaudot, le Fémina et les autres prix littéraires suivront-ils le chemin de l'Académie Goncourt. L'Académie Française à l'opportunité exceptionnelle de devoir remplir ses rangs et d'y apporter du sang neuf, si l'on peut dire, qui pourra, à terme, être source de réforme. Mais le prix Renaudot sera le plus observé. Celui-ci se considérant comme le premier "concurrent" du Goncourt (comme on a pu le voir lors de l'attribution des derniers prix), le prix Renaudot ne peut rester inerte face aux changements du Goncourt.
Alors ! La réforme du Goncourt aura t-elle un effet domino sur les autres prix littéraires ?
Souhaitons-le. Pour les écrivains, pour les lecteurs et pour tous les acteurs du livre.
Mathieu Dufain.
23:45 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Prix littéraires, Goncourt, réforme, Renaudot, Académie Française
09 janvier 2008
Vent de réforme au Goncourt
Une démission, la mise en place d’un honorariat, une réforme des statuts, une modification du règlement du Goncourt ... Mais qu’arrive t-il donc à notre plus célèbre académie littéraire.
Si l’on suit les débats de la dernière réunion de l’académie Goncourt, désormais ne pourront voter que les membres présents. Saluons ici cette mesure puisque cette seule mesure permet enfin de donner un gage de respect vis-à-vis des libraires qui sont tributaires des différents prix littéraires.
Mais pourquoi donc tout cet ensemble de mesures n’arrive que maintenant. Il y a une réponse possible parmi d’autres : l’attribution du prix Renaudot à Daniel Pennac pour Chagrin d’école.
Cette attribution a remuée l’académie Goncourt et réveillée cette concurrence entre les prix littéraires. Chagrin d’école est en tête des ventes depuis plusieurs semaines et le Goncourt ne souhaite pas se laisser marginaliser d’une telle façon. De vieux conflits sont résiduels entre les membres des deux jurys et le prix Goncourt ne souhaite pas devenir le prix littéraire qui ne vend pas ou moins bien que les autres prix.
Le prix Renaudot 2007 a déclenché une véritable contre-offensive de l’académie Goncourt. On ne peut que saluer cette réforme puisque, ne l’oublions pas, le prix Goncourt est un prix littéraire qui est relaté dans beaucoup de pays étranger. Au même titre que le prix Pulitzer.
Que cette réforme serve donc la littérature et ses acteurs.
Mathieu Dufain
13:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Goncourt, prix, livres, littérature, Renaudot
05 janvier 2008
La rentrée littéraire
Des centaines de livres vont, ces jours-ci, approvisionner les librairies. Certains pensent que c’est beaucoup, d’autres pensent le contraire et puis d’autres gens n’en pensent rien ou ne s’en préoccupent pas.
Soyons réaliste ! Personne, à aujourd’hui, ne peut lire l’ensemble des ouvrages qui paraissent. Ni les critiques littéraires, ni les jurys de prix littéraires, ni les lecteurs. Si passionné par la littérature qu’ils soient. La présidente du jury du prix Goncourt, Edmonde Charles-Roux, le reconnait elle-même : « Qui pourrait croire que nous avons entièrement lu les 300 romans publiés en septembre ? » (Le Figaro du 03 janvier). Au moins, c’est honnête de sa part.
Comme chacun le sait, le nombre important de livres nécessite donc de faire des choix, des priorités, des coups de cœurs. Ces nombreuses sorties ont donc fait naître un système de promotion des livres basé sur les médias et sur le relationnel. Avec quelques exceptions, certes. Ainsi, les livres qui se vendront le mieux est proportionnel au nombre de passages dans les médias ; les livres qui se vendront le mieux seront ceux qui auront eu une promotion soutenue. Cela est un constat que chacune et chacun peut faire de lui-même. En même temps, un lecteur ne peut pas s’intéresser et acheter un livre dont il ne connait pas l’existence. Mais alors, quelle peut-être la solution pour que chaque personne qui écrive et qui est publiée soient lue ?
Il n’existe aucune solution miracle si ce n’est de continuer à écrire, publier et promouvoir. Garder la " foi " en quelque sorte. Cela peut paraitre défaitiste mais un écrivain écrit avant tout pour lui. Pour exprimer quelque chose d’une façon personnelle ou collective. Et là est l’important. Parce que son expression écrite signifie pour lui un sens, une destinée pourrait-on dire, un chemin.
Car ne l’oublions pas, la littérature est une continuité.
Bonne lecture.
Mathieu Dufain.
14:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualites, Goncourt, rentrée, librairie, livres









