14 janvier 2008
Un homme de Philip Roth
Lire un roman sur la mort – identifié à l'auteur pourrait-on dire - n'est jamais agréable. Un homme, de Philip Roth aux éditions Gallimard, est un livre noir, fataliste et qui décrit le côté le plus sombre de la vie : la longue déchéance vers la fin. La maladie, la mort, les mariages ratés, Philip Roth n'épargne rien. Les détails sont présents et l'auteur s'offre même le plaisir de décrire excellemment un enterrement.
Au-delà de la description des faits, l'auteur nous emmène vers des frontières que l'on explore difficilement soi-même. Sans véritables pensées profondes, le roman se laisse lire sans appréhensions aucunes et reste un bijou de la littérature.
Mathieu Dufain
Un homme de Philip Roth aux éditions Gallimard
22:35 Publié dans Critiques de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Livres, Roth, roman, mort, maladie, Gallimard, Un homme
09 janvier 2008
Vent de réforme au Goncourt
Une démission, la mise en place d’un honorariat, une réforme des statuts, une modification du règlement du Goncourt ... Mais qu’arrive t-il donc à notre plus célèbre académie littéraire.
Si l’on suit les débats de la dernière réunion de l’académie Goncourt, désormais ne pourront voter que les membres présents. Saluons ici cette mesure puisque cette seule mesure permet enfin de donner un gage de respect vis-à-vis des libraires qui sont tributaires des différents prix littéraires.
Mais pourquoi donc tout cet ensemble de mesures n’arrive que maintenant. Il y a une réponse possible parmi d’autres : l’attribution du prix Renaudot à Daniel Pennac pour Chagrin d’école.
Cette attribution a remuée l’académie Goncourt et réveillée cette concurrence entre les prix littéraires. Chagrin d’école est en tête des ventes depuis plusieurs semaines et le Goncourt ne souhaite pas se laisser marginaliser d’une telle façon. De vieux conflits sont résiduels entre les membres des deux jurys et le prix Goncourt ne souhaite pas devenir le prix littéraire qui ne vend pas ou moins bien que les autres prix.
Le prix Renaudot 2007 a déclenché une véritable contre-offensive de l’académie Goncourt. On ne peut que saluer cette réforme puisque, ne l’oublions pas, le prix Goncourt est un prix littéraire qui est relaté dans beaucoup de pays étranger. Au même titre que le prix Pulitzer.
Que cette réforme serve donc la littérature et ses acteurs.
Mathieu Dufain
13:15 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Goncourt, prix, livres, littérature, Renaudot
05 janvier 2008
La rentrée littéraire
Des centaines de livres vont, ces jours-ci, approvisionner les librairies. Certains pensent que c’est beaucoup, d’autres pensent le contraire et puis d’autres gens n’en pensent rien ou ne s’en préoccupent pas.
Soyons réaliste ! Personne, à aujourd’hui, ne peut lire l’ensemble des ouvrages qui paraissent. Ni les critiques littéraires, ni les jurys de prix littéraires, ni les lecteurs. Si passionné par la littérature qu’ils soient. La présidente du jury du prix Goncourt, Edmonde Charles-Roux, le reconnait elle-même : « Qui pourrait croire que nous avons entièrement lu les 300 romans publiés en septembre ? » (Le Figaro du 03 janvier). Au moins, c’est honnête de sa part.
Comme chacun le sait, le nombre important de livres nécessite donc de faire des choix, des priorités, des coups de cœurs. Ces nombreuses sorties ont donc fait naître un système de promotion des livres basé sur les médias et sur le relationnel. Avec quelques exceptions, certes. Ainsi, les livres qui se vendront le mieux est proportionnel au nombre de passages dans les médias ; les livres qui se vendront le mieux seront ceux qui auront eu une promotion soutenue. Cela est un constat que chacune et chacun peut faire de lui-même. En même temps, un lecteur ne peut pas s’intéresser et acheter un livre dont il ne connait pas l’existence. Mais alors, quelle peut-être la solution pour que chaque personne qui écrive et qui est publiée soient lue ?
Il n’existe aucune solution miracle si ce n’est de continuer à écrire, publier et promouvoir. Garder la " foi " en quelque sorte. Cela peut paraitre défaitiste mais un écrivain écrit avant tout pour lui. Pour exprimer quelque chose d’une façon personnelle ou collective. Et là est l’important. Parce que son expression écrite signifie pour lui un sens, une destinée pourrait-on dire, un chemin.
Car ne l’oublions pas, la littérature est une continuité.
Bonne lecture.
Mathieu Dufain.
14:20 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Actualites, Goncourt, rentrée, librairie, livres
22 décembre 2007
Joyeuse fête de Noël à tous
Les fêtes de fin d’année, et notamment la fête de Noël, sont toujours l’occasion à chacune et à chacun de retrouver sa famille, ses proches, des amis. Noël est maintenant depuis plusieurs dizaines d’années devenu un rendez-vous commercial important pour les commerçants, quelle que soit leurs tailles.
La tendance actuelle n’est plus d’offrir des objets fonctionnels mais d’offrir du rêve et de l’illusion. Un peu comme si les adultes retournaient dans un état d’enfance. Où sont donc passés les cadeaux de robots ménagers, les fers à repasser, les boites à outils, les centrales vapeurs, etc …. Désormais, le rêve ce sont des consoles de jeux, des beaux-livres fortement illustrés, des coffrets en tout genre de détente et de voyage et des livres.

Concernant les livres, on ne peut qu’applaudir à l’exploit réalisé par la série Harry Potter d’avoir permis à une génération de se mettre à lecture, on ne peut que se féliciter de la bonne rentrée littéraire de septembre, on ne peut qu’être satisfaits de l’augmentation des ventes de livres en octobre dernier. La littérature et les voyages, comme chacun le sait, sont source d’ouverture d’esprit, de tolérance et … de rêves.
Alors émettons à présent le souhait que la poésie retrouve les faveurs du public, que les nombreux romans soient lus et appréciés et donnent ou redonnent le goût de la lecture et de la littérature à tout un chacun.
Joyeuse fête de Noël à tous.
Mathieu Dufain
13:00 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Livres, Noël, actualités, fêtes
13 décembre 2007
Olivier Adam : quand l'écriture vous bouscule
Qui, désormais, n’a pas lu un roman d’Olivier Adam ?
Ecrivain publié depuis l’année 2000, il construit une œuvre depuis six romans : Je vais bien ne t’en fais pas, A l’ouest, Poids léger, Passer l’hiver, Falaises, A l’abri de rien.
Décrivant une réalité sociale incontournable dans chacun de ses romans, Olivier Adam, au fil de ses écrits, trace la trame d’une désespérance et d’une espérance humaine dont les causes sont essentiellement sociales. Il y a rarement – voire jamais - des personnages riches et reflétants une joie de vivre normée. Il y a rarement des lieux superflus qui symbolisent la réussite sociale normée. Avec des personnages d’apparences tristes mais des personnages attachants, l’auteur décrit avec talent des sentiments simples et solitaires. La joie des personnages s’exprime toujours d’une façon intérieure. Point d’explosion de joie, aucun éclat de rire, pas d’amour extraverti, les pensées décrites par des mots simples par l’auteur suffisent pour cerner les personnages.
Les histoires et les personnages sont contemporains et bien ancré dans le présent. Beaucoup d’ouvrages traitent de la réalité sociale de notre époque et de notre pays. Mais ceux-ci le font sur le plan du documentaire, de l’essai voire du reportage journalistique. Olivier Adam a le mérite de traiter de cette réalité sociale sur le mode roman et cela permet d’y mettre de la force et de la simplicité.
Certaines critiques moquent l’auteur pour la brièveté de ces phrases, l’absence d’une certaine ponctuation, la tristesse de ces personnages, le malheur permanent qui les habiteraient. Peu importe. Olivier Adam a un style et un talent qu’il sait parfaitement maîtriser.
Comme l’auteur lui-même le dit, ce sont des situations romancées issues d’un vécu. Cela n’en donne que plus de force à ses romans troublants et pleins de réalité.
On ne sort jamais indemne après la lecture d’un livre d’Olivier Adam.
Mathieu Dufain
23:10 Publié dans Critiques de livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, roman, poesie, olivier adam, littérature sociale
08 décembre 2007
Bienvenue à vous
Bienvenue à vous. Je suis heureux de vous accueillir sur cet espace de discussions et d'échanges. Le roman et la poésie sont le fil conducteur de cet espace. On dit souvent que les écrits permettent de cicatriser des plaies mal refermées, des plaies douloureuses. Certes. Mais la littérature permet avant tout d'écrire tous les romans, tous les contes, tous les poèmes avec toutes les histoires possibles. L'imagination peut créer beaucoup et sans limites. L'unique obstacle à la concrétisation de cette imagination est la réalité physique de la vie.
La littérature permet le recul et la passion mesurée. Cet espace de discussions et d'échanges vous permettra de connaitre mes ouvrages. Que ce soient les romans ou bien les recueils de poèmes.
Les nouvelles technologies permettent de grandes choses. Et notamment le fait de pouvoir faire connaitre ce que l'on fait, ce que l'on écrit, ce que l'on pense. Tant pour soi-même que pour autrui. La critique ne pouvant être que constructive. Internet fait donc parti de ces outils des nouvelles technologies qui permettent la libre discussion dans le respect de chacun.
Cet espace est présent pour cette raison. En espérant qu'il permettra à chacune et à chacun de répondre à vos attentes et à vos questionnements.
Mathieu DUFAIN
12:55 Publié dans Parlons-nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, livres, roman, poesie









