13 décembre 2007

Olivier Adam : quand l'écriture vous bouscule

2e6e13f3dd10191d4f705478948724de.jpgQui, désormais, n’a pas lu un roman d’Olivier Adam ? 
 

Ecrivain publié depuis l’année 2000, il construit une œuvre depuis six romans : Je vais bien ne t’en fais pas, A l’ouest, Poids léger, Passer l’hiver, Falaises, A l’abri de rien.

 

Décrivant une réalité sociale incontournable dans chacun de ses romans, Olivier Adam, au fil de ses écrits, trace la trame d’une désespérance et d’une espérance humaine dont les causes sont essentiellement sociales. Il y a rarement – voire jamais - des personnages riches et reflétants une joie de vivre normée. Il y a rarement des lieux superflus qui symbolisent la réussite sociale normée. Avec des personnages d’apparences tristes mais des personnages attachants, l’auteur décrit avec talent des sentiments simples et solitaires. La joie des personnages s’exprime toujours d’une façon intérieure. Point d’explosion de joie, aucun éclat de rire, pas d’amour extraverti, les pensées décrites par des mots simples par l’auteur suffisent pour cerner les personnages.

 

Les histoires et les personnages sont contemporains et bien ancré dans le présent. Beaucoup d’ouvrages traitent de la réalité sociale de notre époque et de notre pays. Mais ceux-ci le font sur le plan du documentaire, de l’essai voire du reportage journalistique. Olivier Adam a le mérite de traiter de cette réalité sociale sur le mode roman et cela permet d’y mettre de la force et de la simplicité.

 

Certaines critiques moquent l’auteur pour la brièveté de ces phrases, l’absence d’une certaine ponctuation, la tristesse de ces personnages, le malheur permanent qui les habiteraient. Peu importe. Olivier Adam a un style et un talent qu’il sait parfaitement maîtriser.

 

Comme l’auteur lui-même le dit, ce sont des situations romancées issues d’un vécu. Cela n’en donne que plus de force à ses romans troublants et pleins de réalité.


On ne sort jamais indemne après la lecture d’un livre d’Olivier Adam.


 

Mathieu Dufain